11.06.2010

Le prince charmant

Avez-vous remarqué? Dans les films, c'est souvent lorsque tout va mal que le prince charmant apparaît. Moi, je n'ai rencontré que des crapauds aux fausses allures de princes. Ils ont de belles paroles, de jolis mots, mais ils mentent. Ca, on ne s'en rend pas compte tout de suite. Non, on le découvre peu à peu. Le dernier crapaud en date est le père de mon fils. Nous sommes resté 7 ans ensembles. De cette union, il n'en est sorti qu'une chose qui en valait vraiment la peine, mon petit prince. Aujourd'hui, nous n'arrivons plus à faire semblant, et il prend un appartement début juillet. C'est la vie me direz-vous. C'est vrai, vous avez raison. Mais allez savoir, je fais parti de ces gens qui pensent que lorsque l'on a un enfant, c'est pour la vie, que chacun y met du sien. Des concessions, j'en ai fait, trop. J'essuyais ces tromperies, je faisais sempblant de comprendre qu'il allait sur les sites de rencontres juste pour voir. J'essayais de me convaincre que s'il allait sur les sites pornographiques trois fois par jour, c'est parce que c'était un homme... Et puis il y avait mon fils, ma raison de vivre, de lutter chaque jour. C'est un trés bon père, mais un compagnon atroce. Fourbe, menteur, sournois... J'en suis venu a installer le control parental sur le pc, et puis un jour, j'ai fait comme les autres, je me suis dit à quoi bon? J'ai donc enlevé le control parental, mais j'ai gardé mes fameux logiciels espions, ceux qui enregistrent tout ce qui est saisi au clavier, adresses mails, mots de passe, mots tapés dans le moteur de recherche... Le résultat ne s'est pas fait attendre. Le matin à 7h avant d'aller embaucher, aprés avoir mangé, et enfin, en fin de journée avant que je rentre du boulot. Alors, j'ai dit stop. Je pense qu'un homme qui a le vice le gardera toute sa vie. Je ne suis pas frigide, je ne suis pas difforme. Je crois tout simplement qu'il a un problème, de voyeurisme, ou de dépendance sexuelle, mais j'ai enfin compris que ce n'était pas à moi de supporter cela, que ce n'était pas à moi de gérer son problème psychologique. J'ai dit non. Chose difficile et dont je ne me serai jamais cru capable. a deux, il y a une certaine stabilité financière, et puis on n'est pas seule, et puis c'est le père du petit... Les raisons ne manquent pas dans ces moments là.

Pour le moment, il vit encore chez moi. L'ambiance est pesante. Je ne rentre plus pour mes pauses déjeuner, j'essai d'être à la maison le moins souvent possible, je fais la touriste.

Je vous explique, nous nous étions déjà séparé le 29 septembre 2009. J'avais donc pris un appartement, j'ai donné le préavis de la maison pour moi, vu que le bail était aux deux noms. Je payais donc au mois d'octobre : 430euro de loyer pour l'appartement, 430euro de frais d'agence, 430euro de caution et 325euro de loyer pour la maison (la moitié du loyer de la maison pendant trois mois). Sans compter les ouvertures de compteurs et les charges qui tombent tous les mois. J'ai traversé ces mois difficiles dans une sorte de brouillard. Mon fils était protégé et ne manquait de rien. Et puis un beau jour, le crapaud commence une thérapie pour ses problèmes. J'y crois et retombe dans le panneau. Résultat des courses, le voilà qui emmenage chez moi dés que le préavis de la maison est terminé. Depuis qu'il a emmenagé chez moi, il ne paye rien, juste les courses pour lui et le petit. Il faut que je mendie pour qu'il achète un paquet de mikado! Et le control parental supprimé, je constate qu'il repart de plus belle.

Un soir où mon fils était chez ma soeur, j'ai pris le taureau par les cornes. J'ai tout balancé. Et plus je parlais, plus ça sortait! La fameuse diarrée verbale!! On aurait dit que ce n'était même plus moi qui parlait. Ma soeur et mon beau frère n'en sont pas revenus lorsque je leur ai raconté. Ils ne m'en croyais pas capable, et moi non plus pour tout vous dire.

Alors, je vous le dis, ne supportez pas en silence. Si j'ai pu le faire, tout le monde le peux. On ne peux pas subir toute sa vie.

Alors!!!! Il est où ce prince charmant?

10.06.2010

Le manque d'argent tue...

On dit souvent que l'argent ne fait pas le bonheur...

Je pense peut-être à tort qu'il n'y a que les gens qui n'en manquent pas qui vous diront ça. Quant aux autres ils se voilent la face ou bien sont résignés. Moi je vous le dis, le manque d'argent tue.

Je travaille dans une boutique. Il y a quinze jours, le voisin qui habite au deuxième étage est venu me voir pour me demander de lui garder des cartons, car il allait déménager. Il était gentil, souriant. Il m'a demandé de sonner à l'interphone lorsque j'aurai les dits cartons. Je lui ai dit que ce n'était pas la peine. J'ai un accés dans ma réserve qui donne dans le hall de l'immeuble, je pensais donc lui faire passer par là. Mais il insistait pour que je sonne. Je lui ai donc répondu que je sonnerai. Quelques jours plus tard, j'ai stocké pas mal de cartons pour lui faire passer. Je fais le tour du magasin pour accéder à la petite rue. Je sonne. Pas de réponse. Aprés tous, je m'attendais à quoi, il a bien le droit de sortir de chez lui sans attendre aprés moi. Je reviens donc dans ma réserve et place les cartons dans le hall, comme je l'avais prévu au départ.

Le lendemain, deux femmes se présentent au magasin. Elles attendent patiemment que j'ai fini avec une cliente et me disent qu'elles ont une question assez délicate à me poser et qu'elles ont le temps. Je m'imagine donc que c'est pour un retour. Je me pare donc de mon plus beau sourire... "Mesdames, que puis-je faire pour vous?"

Elles m'annoncent que la personne qui habitait au-dessus est décédée. Au-dessus du magasin, il y a une dame âgée qui habite. Elle ne dit jamais bonjour et se plaignait aux propriétaires que je volais ses publicités, il n'en est rien puisque je les reçois également au magasin en plus de chez moi. Je leur présente donc toutes mes condoléances, sans vraiment bien saisir la raison de leur présence. ma mine interrogatrice les amène donc à s'expliquer. Elles me demandent si j'ai vu quelqu'un rentrer dans le hall et en ressortir avec un vélo. D'une, je ne vois qui entre dans le hall puisque l'accés est dans la rue, et de deux j'ai bien vu ce vélo la veille lorsque j'ai déposé les cartons pour le voisin du dessus. C'est alors que ça tombe... Le voisin du second, c'est leur frère, et il s'est suicidé la veille.

Le choc passé, je renouvelle mes condoléances, plus sincères cette fois. Il avait la quarantaine...

Cet homme est décédé. Il allait mal et je n'ai rien vu. Je sais que nous ne sommes pas dans la tête des gens... Et pourtant... J'étais tellement absorbé par mes propres problèmes que je n'ai rien vu. Une question me hante. Et si j'avais sonné plus tôt?

Aprés avoir discuté avec des gens de la rue, j'apprends que cet homme avait perdu son travail, son usine ayant fermé, qu'il était submergé par les dettes, qu'il devait revenir vivre chez sa mère, ce qui, apparemment ne l'enchantait guère puisqu'elle l'avait toujours considéré comme le raté de la famille.

Cet homme voulait des cartons. Non pas pour déménager, mais pour faire un colis à chacun. En effet, sur ses cartons, il y avait un nom pour chacun de ses frère et soeur, tout était trié...

Je serai tenté de dire, comment peut-on mourir pour de l'argent? Il est pourtant vrai, au demeurant, que c'est ce qui tue le plus de gens, le manque d'argent, l'envie d'argent... Mais une vie mérite-t'elle de s'arrêter brutalement parce que nous n'avons plus d'argent? Comment l'homme peut-il en être réduit à cela?

billet-papier.jpg

Nous sommes une race en pleine dégénérescence... Les valeurs n'existent plus. L'hônneteté, la bonté ne paient plus. Soyez bons, soyez justes, soyez honnêtes et droits et on vous rira au nez, parce que ça ne compte plus ça messieurs-dames! C'est du passé. Bienvenu dans le siècle de l'illégalité, de l'ignorance, de la violence déchaînée!

Vous voulez connaître le clou de l'histoire?

La propriétaire est passé au magasin. Il y a un appartement à louer au second, un beau T2 de 80m2, ensoleillé, avec balcon et terrasse. "Bon, biensûr, il faudra repeindre le plafond, mais ce sera rapide".

09.06.2010

Tout d'abord...

Je ne prétend pas avoir le moindre talent, ni la science infuse. Si vous tombez sur ce blog, sachez simplement qu'il a vocation d'exutoire. Je ne pleure pas. Je ne cris pas. Non, moi, je fais parti de ces gens qui gardent tout pour eux et sauvent les apparences. Comme nombre d'entre vous, je met mon nez de clown dés le réveil. Je suis la personne Photo i phone 063.jpgque vous croisez chaque matin, qui chaque matin vous salue, le visage fendu d'un large sourire. Je suis de ces gens dont on se demande comment ils font pour être toujours de bonne humeur, toujours prêts à vous écouter, toujours une épaule disponible pour vous épancher. Pourtant, vous ignorez la noirceur de mon esprit. Suis-je quelqu'un de tordu? Je ne pense pas. Je suis juste quelqu'un qui aime se torturer l'esprit avec des questions qui demeurent sans réponses, avec des idées qui ne trouvent pas d'échos. Lorsque je tente de m'ouvrir, les gens ont toujours les mêmes mots à la bouche : "A quoi bon?", "Où vas-tu chercher tout ça?"... Et moi, au milieu, je préfére garder mes idées pour moi. J'exposerai ici ce que je pense, mes idées sur la vie, ma perception du monde qui nous entoure, mes doutes et mes peurs...

Vous entrez dans ma bulle intime.